• Juste après la pluie

    Thomas Vinau

    Tandis que d'autres s'étirent et ouvrent les volets Thomas Vinau, depuis longtemps, écrit de la poésie. Chaque matin. Après Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (2011), Ici ça va et Le Bric à brac hopperien, (2012) voici donc, écrit dans la même veine que les romans, un gros livre de petits poèmes conçu comme un livre d'usage et de combat pour tous les jours. Un livre qui caresse, tempête et tient tête. Tout ceci mine de rien évidemment.
    Tandis que d'autres s'étirent et ouvrent les volets Thomas Vinau, depuis longtemps, écrit de la poésie. Chaque matin. Après Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (2011), Ici ça va et Le Bric à brac hopperien, (2012) voici donc, écrit dans la même veine que les romans, un gros livre de petits poèmes conçu comme un livre d'usage et de combat pour tous les jours. Un livre qui caresse, tempête et tient tête. Tout ceci mine de rien évidemment. " Je défends une poésie sans chichis, une poésie du présent. Je veux qu'elle dise cet au-delà de nous, qu'elle écope cet essentiel, ce qu'il nous reste après la tempête et les mensonges, mais sans grands gestes. Je travaille beaucoup sa simplicité. Elle doit sentir l'odeur de chaque matin, être comme ces nuages suaves et sombres formés par des milliers d'oiseaux dans l'automne. " En 235 poèmes, Thomas Vinau encore une fois nous comble et réveille ce qui pourrait dormir en nous. " Songer, certains dimanches de grands vents pleins de poussières et de lumière, à s'ouvrir le ventre du sol au plafond. Pour aérer à l'intérieur ". C'est par ces mots que commence Juste après la pluie.

  • L'auteur assemble des petits riens du quotidien comme l'orage d'un soir d'été, la lumière d'une fin de journée ou le souvenir fugace d'un rêve.
    Il leur apporte une valeur profonde, parfois philosophique, toujours émouvante, sous l'égide des artistes qui le fascinent et le nourrissent, comme Richard Brautigan, Raymond Carver, John Fante, Arthur Rimbaud, Sylvia Plath, Jim Morrison ou Basquiat.

  • Le camp des autres

    Thomas Vinau

    Un roman éblouissant sur la liberté de l'enfance, la nature et l'insoumission. Ou comment Gaspard, l'enfant de la forêt rencontre les personnages légendaires de la Caravane à Pépère qui défraya la chronique au début du XX e siècle.
    Gaspard fuit dans la forêt. Il est accompagné d'un chien. Il a peur, il a froid, il a faim, il court, trébuche, se cache, il est blessé. Un homme le recueille. L'enfant s'en méfie : ce Jean-le-blanc est-ce un sorcier, un contrebandier, un timbré ? Une bande de saltimbanques surgit un beau matin. Ils apportent douze vipères pour que Jean-le-blanc en fasse des potions. L'enfant décidera, plus tard, de s'enfuir avec eux.
    Cette aventure s'inspire d'un fait historique. En 1907, Georges Clémenceau crée les Brigades du Tigre pour en finir avec " ces hordes de pillards, de voleurs et même d'assassins, qui sont la terreur de nos campagnes ". Au mois de juin, la toute nouvelle police arrête une soixantaine de voleurs, bohémiens, trimardeurs et déserteurs réunis sous la bannière d'un certain Capello qui terrorisait et pillait la population en se faisant appeler la Caravane à Pépère. La démonstration de force de Clémenceau aboutira au final deux mois plus tard à de petites condamnations pour les menus larcins de cette confrérie errante de bras cassés.
    " Je l'ai gardée au chaud cette histoire qui poussait, qui grimpait en noeuds de ronces dans mon ventre en reliant, sans que j'y pense, mes rêves les plus sauvages venus de l'enfance et le muscle de mon indignation. Alors j'ai voulu écrire la ruade, le refus, le recours aux forêts ", explique Thomas Vinau à propos ce quatrième roman puissant, urgent, minéral, mûri trois ans durant.

  • Ici ça va

    Thomas Vinau

    Dans ce roman aussi aérien et grave que le précédent, Thomas Vinau aborde avec la légèreté d'un peintre d'estampes la douleur de l'absence, la fragilité de l'existence et son remède le plus sûr l'amour d'Ema.
    Un jeune couple s'installe dans une maison apparemment abandonnée. L'idée ? Se reconstruire en la rénovant. Tandis qu'elle chantonne et jardine, lui - à pas prudents - essaie de retrouver ses souvenirs dans ce lieu qu'il habita enfant. Ses parents y vécurent heureux, avant que la mort soudaine du père coupe le temps en deux. Dans ce paysage d'herbes folles et d'eau qui ruisselle, ce sont les gestes les plus simples, les évènements les plus ordinaires qui vont réenchanter la vie : la canne à pêche, la petite voisine, les ragondins, la tarte aux fruits, l'harmonica. Petit à petit, il reprend des forces et se souvient tandis qu'elle lui fait le plus beau des cadeaux en ne lui demandant rien : " Elle n'a pas besoin d'être confortée sur ma virilité. Ma capacité à être un bonhomme. À construire. À la protéger. Elle n'aime pas ma perfection. Ça tombe bien. J'apprends à ne plus écouter la chanson lancinante de mes plaintes. J'apprends à rire plus fort. J'apprends à recommencer. "

  • La part des nuages

    Thomas Vinau

    Tout va vient, la mer est calme, Joseph, 37 ans, mène sa barque comme il peut. Comme tout le monde. Atteindre le soir, le lendemain. La fin du mois. Les prochains congés. Finalement rien n'a changé depuis l'enfance. Si ce n'est qu'il n'est plus un enfant, qu'il en a un, Noé, et que le bateau prend l'eau.
    Tout va vient, la mer est calme, Joseph, 37 ans, mène sa barque comme il peut. Comme tout le monde. Atteindre le soir, le lendemain. La fin du mois. Les prochains congés. Finalement rien n'a changé depuis l'enfance. Si ce n'est qu'il n'est plus un enfant, qu'il en a un, Noé, et que le bateau prend l'eau. La mère de l'enfant s'en va puis l'enfant à son tour - le temps des vacances.
    Joseph déboussolé prend le maquis. Le baron perché se serait réfugié dans son arbre, Alexandre le Bienheureux dans son lit, Robinson dans la boue de ses sangliers. Joseph, lui, commence par grimper dans la cabane qu'il a construite dans un arbre du jardin. Object : ranimer ses rêves. Puis il découvre un second refuge : les autres, leurs histoires, leur présence ; celles d'une jeune fille et d'un clochard notamment. Avec l'obstination placide d'une tortue qui cherche sa première fleur de pissenlit, Joseph traverse la nuit, essuie l'orage. Victorieux, décrotté, prêt à tout.

  • Fin de saison

    Thomas Vinau

    QU'EST-CE QU'UN CATAKIT ?
    Quelle est la différence entre un bon vivant et un bon survivant ? Peut-on s'hydrater avec de l'eau-de-vie ? Quelle est la valeur nutritionnelle d'un rêve ? Peut-on se sauver en se sauvant ? Les lapins sentent-ils venir la mort ? Autant de questions que Victor, père de famille et gentil loser, ne s'est jamais posées... jusqu'au jour où il se retrouve enfermé dans sa cave avec un chien et un lapin pendant que le monde s'écroule. Survivaliste pathétique, cet antihéros ironique et incisif dit, sur un mode burlesque, quelque chose de nos aspirations et de nos échecs.

  • " Quand on aime, il faut partir " écrivait Blaise Cendrars. Le voyage initiatique du narrateur le ramènera à l'essentiel. Les thèmes universels de l'amour et de la liberté sont ici abordés avec délicatesse, talent et émotion.
    Un jeune homme, Walther, quitte la femme qu'il aime et qui attend la naissance de leur enfant pour aller vagabonder du nord au sud, des lumières estompées des Flandres jusqu'à l'Espagne éclatante et solaire. Son voyage le ramènera finalement et librement à l'essentiel, vers celle qui a su le laisser partir et l'attendre. Ensemble, ils vivront le bonheur d'accueillir le nouveau né. Ce roman d'une grande délicatesse, est empli de pudeur et de poésie. Deux parties, l'errance et la vie au retour, proposent une succession de courts textes dont le rythme accentue le sentiment d'une progression. Le lecteur fait ainsi ce double voyage (interne et géographique) en compagnie du narrateur. Le texte est séquencé, nous commençons par " L'idée " pour terminer par " Ca suffirait ".

  • Une galerie de portraits d'artistes décalés, à la vie et au destin hors du commun. Ces textes d'hommage mêlent poésie du quotidien, souffle lyrique et humour. Un livre qui donne envie d'en savoir toujours plus sur ces artistes au destin souvent tragique. Thomas Vinau, né en 1978 à Toulouse, vit au pied du Luberon. Il est l'auteur de trois romans édités chez Alma : Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (2011), Ici ça va (2012) et La Part des nuages (2014). Les deux premiers ont été repris en poche par 10/18. Il est également l'auteur d'une vingtaine d'autres livres (jeunesse, poésie et nouvelles) dont Autre chose (Les Carnets du dessert de lune, 2015) et Bleu de travail (La Fosse aux ours, 2015). Il collabore aux revues et sites Décapages, Décharges, Vents-contraires.net, Le Chant du monstre...

  • Après le succès des 76 Clochards célestes ou presque, Thomas Vinau revient avec sa suite très attendue : des portraits d'artistes décalés, abîmés, des inconsolés qui nous consolent. Ces destins extraordinaires sont présentés avec sa sensibilité qui mêle fulgurance et écriture de l'intime.
    Thomas Vinau, né en 1978 à Toulouse, vit au pied du Luberon. Il est l'auteur de plusieurs romans chez Alma, repris en poche par 10/18 : Nos cheveux blanchiront avec nos yeux, Ici ça va, La Part des nuages et le très remarqué Camp des autres.
    « Ces textes d'hommage mêlent poésie du quotidien, souffle lyrique et humour. Un livre qui donne envie d'en savoir toujours plus sur ces artistes au destin souvent tragique. » - Le Figaro
    « Thomas Vinau nous offre un dernier verre en compagnie de ces abîmés magnifiques. » - L'Obs
    «"Militant du minuscule", le poète et écrivain Thomas Vinau rassemble une galerie de brefs portraits d'artistes qui lui ont troué le coeur.» - Radio Nova

  • Un portrait biographique du peintre Edward Hopper. Une vision intime de l' oeuvre de l'artiste publiée à l'occasion de la grande rétrospective Edward Hopper au Grand Palais (8 octobre 2012 - 20 janvier 2013)
    Une vision de " l'intime " ressentie par " l'extime " des tableaux du peintre Edward Hopper. La solitude, l'espace américain, le XXe siècle sont reconstruits à partir de miettes. Des listes, des notes, des déchets biographiques. Thomas Vinau orchestre les détails, reproduit les sensations et rédige la correspondance d'une famille d'artistes. L'histoire d'amour d'une vie entière, de deux êtres, Jo et Ed, avec la peinture.

  • 76 Clochards célestes (ou presque) est une galerie de portraits d'artistes décalés, à la vie et au destin hors du commun.
    Un livre qui donne envie d'en savoir toujours plus sur ces artistes au destin souvent tragique.

    Le Castor Astral vous propose un extrait de 76 Clochards célestes (ou presque) comprenant les portraits de :
    Chet Baker
    Richard Brautigan
    Charles Bukowski
    Elizabeth Cotten
    Arthur Cravan
    Daniel Darc
    Billie Holiday
    Skip James
    Jack London
    Moondog
    Jean-Claude Pirotte
    Robert Wyatt

    Thomas Vinau est l'auteur de trois romans chez Alma : Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (2011), Ici ça va (2012) et La Part des nuages (2014). Les deux premiers ont été repris en poche par 10/18.
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    « Enfilade de portraits de splendides misfits et autresbeaux monstres qui ont chacun bouleversé, voire révolutionné l'auteur, qui leur rend en retour un parfait hommage. » Rock & Folk
    « Un livre pour tous les chasseurs d'or que l'or indiffère... » Charlie Hebdo
    « Thomas Vinau nous offre un dernier verre en compagnie de ces abîmés magnifiques. » L'Obs

  • Toute cité est un état d'âme. Berlin est féconde, à ce que l'on m'a dit, en vastes murs aveugles dressant dans la ville des pans semblables à celui-là qui obséda Bergotte dans la vue que Vermeer fit de Delft.

    Peut-être la ville s'érige dans ces mystères imposants, délibérément nus, dans cet aveuglement géométrique. Elle y prend sa tournure. On m'a dit aussi que l'ambition des grapheurs est d'y apposer leur marque, chacun plus visiblement que les autres, «bigger than the others». Pour autant jamais les mots dans leur démesure ne concurrencent les hauteurs et les largeurs que la ville échappe. Hommes et mots criés silencieusement aux murs ne sont que passagers de ce qui en la ville les hante : béton, rumeurs, tumulte, dureté implacable.


    Au bout du compte demeurent les murs, un vide, une surface opaque et entêtante. Et par les murs on se regarde soi-même aussi.


    Réduite à ces pans, la ville n'est qu'opacité, butée, solitude, immobilité et silence. Les murs « témoignent seuls de par quoi la ville commande à ceux qui la font
    . » À leur dureté s'adossent les mots, s'inscrivent les présences fugaces, se frottent les corps auxquels s'accroche la folie ou l'ivresse de la ville.


    Il suffit d'insérer dans les passe-vues des diapositives quelques fragments des emballages que sécrète la vie urbaine pour que, littéralement, s'inscrive par-dessus et en plus grand encore les slogans, les mots, les logos, les commandements publicitaires d'une fiction impersonnelle.


    La ville appelle peut-être aussi ce vide spectaculaire (ou ce spectacle vide). Géométries mornes, marges, signes qui, comme le disait Manoel de Oliveira, « baignent dans la lumière de leur absence d'explication », les images qui adviennent alors sont des objets bizarres, fascinants et étranges, combinaison de signes ou de visées qui nous laissent entre-deux, entre le visible et le lisible.



    Jérémy Liron

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